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COMMENT JOINDRE LE LFI TOkyo

A compter du lundi 30 mars 2020, le LFI Tokyo privilégie le télétravail. Tous les services restent joignables par mail aux adresses habituelles. Le standard reste ouvert tous les jours jusque 15 heures.
Des lignes spécifiques sont ouvertes pour certains services :

  • Secrétariat pédagogique du primaire (matin) : 090-7011-4899
  • Secrétariat pédagogique du primaire (après-midi) : 090-6923-0897
  • Secrétariat pédagogique du secondaire : 090-7012-1807
  • Comptabilité : 090-6922-8913

COMMEMORATION DU 11 NOVEMBRE 2019

Comme chaque année, le LFI Tokyo était présent pour la cérémonie du 11 novembre à la Résidence de France avec une délégation de 10 élèves délégués et suppléants de troisième et deux élèves de seconde. Nos élèves étaient encadrés par Matthieu SEGUELA et Gilles MASTALSKI, tous deux professeurs d'histoire au sein de notre établissement.

Deux de nos élèves de seconde fûrent pour cette occasion porte-drapeaux, il s'agit de Misaki TORNATO qui avait la charge de tenir le drapeau français des anciens combattants Rhin et Danube et d'Oscar PEYRON qui lui portait le drapeau européen.

Malgré une légère pluie fine, la cérémonie dans la cour d’honneur de la Résidence de France à Tokyo a débuté à 9 heures par un lever des couleurs effectué par un élève-officier de Saint Cyr - aidé par notre élève de troisième, Luna ROSSIGNEUX -.

Ensuite, Aya DIABAT a lu un magnifique texte de Henri FERTET que nous vous proposons de retrouver dans son intégralité ci-dessous.

(Henri FERTET sera fusillé le 26 septembre 1943 après 87 jours d'emprisonnement et de tortures).


« Chers parents,

Ma lettre va vous causer une grande peine, mais je vous ai vus si pleins de courage que, je n'en doute pas, vous voudrez bien encore le garder, par amour pour moi.

Vous ne pouvez savoir ce que moralement j'ai souffert dans ma cellule, [ce] que j'ai souffert de ne plus vous voir [...] pendant ces quatre-vingt-sept jours de cellule, votre amour m'a manqué plus que vos colis et, souvent, je vous ai demandé de me pardonner le mal que je vous ai fait [...] Avant, je vous aimais par routine plutôt mais, maintenant, je comprends tout ce que vous avez fait pour moi. Je crois être arrivé au vrai amour filial [...].

Je meurs pour ma patrie, je veux une France libre et des Français heureux, non pas une France orgueilleuse et première Nation du monde, mais une France travailleuse, laborieuse et honnête. [...]

Pour moi, ne vous faites pas de soucis, je garde mon courage et ma belle humeur jusqu'au bout et je chanterai "Sambre et Meuse" parce que c'est toi, ma chère petite maman, qui me l'a appris [...].
Les soldats viennent me chercher. Je hâte le pas. Mon écriture est peut-être tremblée, mais c'est parce que j'ai un petit crayon. Je n'ai pas peur de la mort, j'ai la conscience tellement tranquille.

Papa, je t'en supplie, prie, songe que si je meurs, c'est pour mon bien. Quelle mort sera plus honorable ? Je meurs volontairement pour ma patrie. Nous nous retrouverons bientôt tous les 4 au ciel. Qu'est-ce que cent ans ? [...]
Adieu, la mort m'appelle, je ne veux ni bandeau ni être attaché. Je vous embrasse tous. C'est dur quand même de mourir. Mille baisers.

Vive la France.

Un condamné à mort de 16 ans. »

Enfin, M. Laurent PIC, Ambassadeur de France au Japon, a clôturé cette cérémonie par un discours où il a rappelé le devoir de mémoire et a rendu un hommage aux morts pour la France.

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